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LE TRESOR DE RENNES LE CHATEAU

C'est un 1er juin que l'abbé Béranger Saunière est arrivé à Reine-le-Château. Il n'a que 33 ans et il est un peu insolent, ce qui lui vaut sa nomination comme curé dans ce lieu perdu. La paroisse est pauvre et l'église qui date du Xième siècle, tombe en ruine.

Un an après son arrivée, Rennes-le-Château n'est plus tout à fait comme avant. Pour preuve, la toiture, la charpente et la voûte de son église ont été restaurées par les meilleurs ouvriers de la région. Il y a même un important sculpteur de Toulouse qui a sculpté plusieurs statues, dont un surprenant diable cornu, soutenant un bénitier. Pour une petite paroisse et un petit village pauvre de l'Aude, ces travaux représentent beaucoup d'argent. Ce n'est pas tout, il y a la construction d'une somptueuse villa de trois étages, avec statue du Sacré Cœur, une tour néogothique, un belvédère et une orangeraie avec une verrière conique.

Le curé n'avait pas de fortune personnelle, et à son époque la loterie nationale n'existait pas. Comment l'abbé Saunière a-t-il payé 700.00 francs or soit 20 millions de nos francs actuels ?

Dans le village, l'idée que l'abbé a mis la main sur un trésor fait grand bruit. De plus, les voisins l'entendent creuser dans son jardin, aidé par sa fidèle servante Marie Denarnaud.

Béranger Saunière meurt le 22 janvier 1917. A l'ouverture de son testament le notaire s'aperçoit que l'abbé n'a rien. Tout les biens sont au nom de sa servante.

A deux jours près, mais trente-six années de différence, le 20 janvier 1953, elle meurt aussi. Mais avant de mourir elle murmure : " De l'or ? Vous me demandez s'il y a de l'or ? Mais les gens de Rennes-le-Château marchent dessus, sans même le savoir ! Il y de quoi les nourrir pendant 100 ans. Et même avec ça, il en resterait encore".

Le trésor, lui, depuis ce temps,  reste introuvable. Des hommes par milliers sont venus de toute la planète pour faire des trous dans le village. Mais point de trésor à se mettre sous la pioche. L'espoir de trouver de l'or a rendu ce petit village aussi célèbre que St-Tropez. On y creuse de partout, si bien que la municipalité a interdit les fouilles le 28 juillet 1967. Il vous en coûtera entre 500 et 30.000 F d'amende et de un à deux ans de prison, si vous êtes pris sur le fait. Mais cela ne freine pas la soif de l'or et les fouilles, la nuit venue, reprennent de plus belle. Où est le trésor ? On cherche des indices dans l'église, le cimetière et dans la maison de l'abbé. Que veut dire la présence d'une statue représentant le diable offrant la bénédiction de Dieu ? Beaucoup cherchent mais personne n'a trouvé. Le diable vit dans les profondeurs de la terre, donc comme l'avait signalé la servante, l'or est sous terre. Voilà sûrement le 1er message que l'abbé a voulu nous indiquer. Mais où chercher le trésor ? Il n'avait pas à sa disposition de grand moyens de fouilles sinon les villageois auraient vu l'emplacement de la cachette. La seule explication est que le trésor est facile d'accès. Soit une grotte soit un souterrain permet d'accéder à la cache.

Mais d'où vient ce trésor ? Comment l'abbé l'a-t-il découvert ? Par hasard ? Beaucoup de questions qui resteront sûrement encore longtemps sans réponse.

Pour certains, le trésor serait le mobilier et la vaisselle en or massif du Temple de Jérusalem qui fut détruit en l'an 70 après Jésus-Christ par les Romains. Les Wisigoths s'en seraient emparés et l'auraient enfoui dans le village.
Pour d'autres, c'est le trésor royal de Saint Louis, caché par Blanche de Castille pendant sa régence. Après leur mort par la peste, le trésor resta à Rennes-le-Château.
Une troisième hypothèse, plus probable : que le sol de Rennes-le-Château soit géologiquement riche et renfermerait des gisements d'or. Une galerie secrète, quelque part, conduirait vers une mine d'or. La fortune ramenée par l'Abbé ne serait, qu'une goutte d'eau, comparée avec ce qui il y a encore sous la terre.

 

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