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L'ASTROLOGIE LE MIROIR CELESTE

Avec la chute de l'empire romain, le savoir organisé commence à se fragmenter. Dans ce vide apparaît le christianisme primitif, qui n'a que faire des idées païennes et surtout de l'astrologie. Les nouveaux prêtres en condamnent même formellement le fatalisme qui s'oppose à l'intervention divine du Christ. On peut cependant déceler une influence astrologique dans la révélation de Saint Jean, touchant notamment les images associées aux quatre Evangélistes, lesquelles, pourraient bien être d'origine Kabbalistique.
A l'extrémité orientale de l'empire, certains éléments païens imprègnent encore la culture, et il faudra quelque temps avant que les cieux ne se repeuplent d'anges et d'archanges. Mais l'astrologie décline, découragée ou même persécutée, et bientôt seul le Tetrabiblos de Ptolémée témoignera de siècles de travaux. Pendant que l'Europe occidentale entre dans l'âge des ténèbres, l'Arabie islamique se répand en conquêtes guerrières et religieuses. Après avoir initialement combattu les conceptions rivales, l'Islam découvre et adopte la culture grecque classique.
Entre autres livres, les Arabes traduisent le Tetrabiblos, qui leur révèle leur ignorance de l'astronomie. Ils commencent alors une nouvelle ère d'études célestes.
Tout en perfectionnant leur calendrier lunaire, ils améliorent les outils astronomiques et produisent de merveilleux astrolabes en cuivre qui permettent de fixer précisément la hauteur d'une étoile, et donnent ainsi la direction de la Mecque. Ils s'éprennent d'astrologie. De fait, leur intérêt pour le ciel est si grand que les chefs arabes, d'Espagne à Samarcande, construisent des observatoires pour améliorer les cartes des étoiles que leur ont transmis les Grecs. Beaucoup de noms d'étoiles, comme Beltégeuse et Rigel, et des termes comme zénith et nadir nous viennent de ce temps.Pour certains, en dépit de leur foi dans la volonté d'Allah, l'étude astrologique devient une nécessité. Pas un calife qui ne veuille entrouvrir le livre du destin. De nouveaux astrologues surgissent pour répondre à ce besoin, et avec eux quelques innovations. La plus importante est le système des Maisons. Il s'agit d'un raffinement du système ptolémaïque des quadrants, subdivisant le ciel en douze secteurs, six au-dessus de l'horizon et six en dessous. On obtient ainsi une image plus exacte des positions des planètes et luminaires au lieu et à l'heure considérée, mais encore un horaire précis de la rotation du zodiaque sur lui-même en vingt-quatre heures.
Ce système des Maisons devient une grille de référence, les faiseurs d'horoscopes convenant que, si les positions des corps célestes sont variables, ce nouvel ensemble de divisions est constant pour un point donné de la terre. Comme les quadrants ascendants ou descendants de Ptolémée, chacun des douze secteurs, ou Maisons, affecte de façon particulière les signes et corps célestes, sont variables, qui s'y trouvent situés. Par exemple, les planètes proches du méridien sont fortes, mais d'une manière différente, selon qu'elles sont au-dessus ou au-dessous. De plus, un luminaire, ou une planète, apparaissant dans l'horoscope juste au-dessus de l'ascendant (l'horizon oriental) désigne en principe un caractère réservé, alors que l'inverse sera vrai s'il est juste au-dessous.
Des observations plus poussées devaient encore montrer que les douze Maisons ont des caractéristiques similaires à celles des signes zodiacaux, mais sont rangées dans l'ordre inverse. L'année astrologique commence au printemps avec le Bélier, se poursuit en Cancer à la mi-été, en Balance à l'automne, en Capricorne à la mi-hiver et finit avec les Poissons ; au contraire, dans sa course quotidienne, le soleil entre dans la douzième Maison (celle de l'ascendant, correspondant aux Poissons) à six heures du matin (heure solaire vraie), qui la dixième (l'hivernal Capricorne) à midi, descend de la septième (Balance) à la sixième (Vierge) à six heures du soir, et passe de la quatrième (Cancer) à la troisième (Gémeaux) à minuit ; la première Maison (Bélier) de quatre heures à six heures du matin est la dernière.

 

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