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YAGUEL DIDIER

LES GRANDES VOYANCES DE L'HISTOIRE

L'enjeu de cette expérience était de savoir si la voyance pouvait élucider les grandes énigmes de l'histoire.

C'est ainsi qu'une équipe de chercheurs a placé sous enveloppes scellées des photos de personnes, ou des textes qui leur étaient dédiés, ou des œuvres qu'ils avaient écrites : Marilyn Monroe, Mozart, Dracula, Nostradamus, et bien d'autres encore.

On soumet l'une de ces enveloppes à la voyante qui bien sûr en ignore le contenu.

Aussitôt, un extraordinaire monologue s'engage dans le temps, au terme duquel Yaguel Didier découvre le personnage. Mieux encore, elle déchiffre le secret de leur naissance, de leur mort ou de leur légende.

Grâce au don divinatoire de Yaguel Didier, vingt des plus grandes énigmes de l'histoire ont été éclairées, dans un document exceptionnel qui ravira les amoureux du mystère et les chercheurs de vérité.

Un jour, on lui soumet une enveloppe contenant la photo du mont Ararat, où selon la légende s'est posée l'Arche de Noé.

Elle se concentre et commence à parler. Voici les paroles qu'elle prononce alors : " J'ai l'impression d'une énorme surface, comme si c'était le désert ou l'eau. Cela remonte à des millénaires. A propos de cette chose anéantie par le temps, un savoir ou une connaissance persiste, d'une société ou d'une civilisation. Il ressort de tout cela une extraordinaire sagesse, une culture fabuleuse, une connaissance prodigieuse. Impression d'eau, de rochers, de sable.

J'ai le sentiment de gens extraordinairement évolués sur un plan spirituel, métaphysique. Mais, je le répète, quelque chose fut anéanti dont il reste des vestiges. Ces gens savaient se protéger, se défendre, mais en même temps ils se seraient autodétruits. Je vois une civilisation sophistiquée, des personnages à la peau basanée, typés. La mer, l'eau, entourent cet endroit, aujourd'hui aride.

On lui pose une question :

- Ces vestiges ressemblent à quoi, une plaine, une montagne, des collines ?

- Yaguel Didier :

Des millénaires et des millénaires ont recouvert ces étendues d'eau. C'est aride, c'est sec, il n'y a rien.

J'ai un sentiment de connaissance et d'oubli total, de nécessité d'oubli parce qu'on dirait que là est la connaissance, là est le savoir. Comme si là était le tout que nous avions perdu, comme si nous devions revenir à un point de départ, comme si nous avions à faire là à une civilisation hyper-sophistiquée

C'est violent, que c'est violent. Je me sens loin, loin du monde et c'est comme s'il y avait une dépression, une tempête...

Tout ceci se déroule sur cinq mille années, on dirait que c'est un cycle de cinq mille ans.

Je vois des personnages qui agissent comme des robots, je vois des hommes de science, tout en blanc, c'est presque un monde de science-fiction.

C'est très angoissant. Quelque chose craque, j'ai l'impression d'une arche, d'une arche perdue, l'Arche de Noé".

Une autre fois, on lui présente un livre sur Jeanne d'Arc, toujours sous enveloppe scellée.

Voici ce que dit Yaguel Didier :

- C'est une femme, mais c'est un homme aussi. Ou alors cette femme a eu une attitude extrêmement masculine dans sa vie. Pas virile, mais masculine. Cette femme a agi comme un homme, a porté une armure. Elle était habillée comme un homme et a été mêlée à des faits de guerre. Exaltée, mystique, très engagée, cette femme a servi d'alibi à une politique.

Elle a été poussée par quelqu'un d'autre, elle a servi quelqu'un d'autre, à son insu. On l'a mise en avant et on n'a pas hésité, après, à la rejeter comme une "malpropre" en la faisant passer pour folle.

C'est quelqu'un de très pieu, de très croyant, de mystique.

Elle a servi un roi puis elle a été lâchée, elle a été trahie, elle a cru jusqu'au bout à sa mission. On a dit qu'elle était d'une famille paysanne, mais je n'y crois pas. Elle est fille de quelqu'un d'important et elle l'a su. Elle est la fille d'un noble, très important. Elle a servi un roi. On dirait que sa famille connaissait très bien ce roi.

Il y a un ordre occulte, comme les templiers ou les cisterciens ou les francs-maçons. Elle est poussée par-là. Cet ordre se sert d'elle. Des gens dans sa famille font partie de celui-ci, lequel touche le roi. On se sert d'elle, parce qu'elle a ce côté exalté. Elle a été préparée pendant trois ans à sa véritable histoire. Il y a un religieux derrière tout ça.

On dirait que, de peur que cela leur retombe dessus ils l'ont sacrifiée. Ils ne voulaient pas être démasqués, elle était allée trop loin. Ils ont peur qu'elle parle, elle a essayé de faire preuve d'indépendance.

Elle se croyait vraiment investie d'une mission. Ce n'est pas un personnage aussi sympathique qu'on a bien voulu le présenter.

C'était une époque extrêmement troublée, je vois le peuple coupé en deux. On dirait qu'un roi risquait son trône à ce moment-là. Il n'a dû sa vie que par le sacrifice de cette femme... Bien des gens ont eu la vie sauve, par son intervention.

De la haine a été attisée contre elle. Je vois un bûcher et je vois une haine qu'on attise. Tout était arrangé. Elle a vraiment été trahie. C'était Jeanne d'Arc, n'est ce pas ?

Une autre enveloppe contenait un portrait de Christophe Colomb, dont elle retrace le personnage, son caractère :

"Il est très sensible au qu'en dira-t-on, celui-là. Méfiez-vous de ce que vous allez en dire ou écrire ! C'est un homme chargé d'histoire. Il est mort. Il est heureux, là-haut ! Il a un visage carré, très masculin. Sa vie n'a été qu'un long problème, un long souci. Il a reçu des épines de tous les côtés.

Cet homme ne périra jamais dans la mémoire des gens. Plein de livres ont été écrits sur lui ! On approche toujours la vérité, mais on ne dit jamais l'essentiel.

Il est mort tristement. Que c'est triste ! Il tombe brusquement, il y a quelque chose de brutal dans sa mort, d'inattendu.

L'homme a vraiment fait des choses importantes. Je vois de l'eau autour de lui, beaucoup d'eau...

De là-haut, il me dit : "j'ai fait ce que j'avais à faire." Il est content.

Il y a de l'or aussi, ou bien l'or joue un rôle important dans sa vie. Je le vois traverser des mers d'un continent à l'autre.

Il parle plusieurs langues. C'est un navigateur, je sens de bonnes odeurs, comme des épices... Il y a des armes aussi. Ce n'est pas un guerrier mais plutôt un pacificateur, mais à cause de lui, il y a eu des guerres et des gens massacrés.

Il a connu les honneurs, mais cela s'est très mal fini pour lui. Je vois cinq cents ans. Il est marqué par le continent américain et en même temps l'Asie...

Mais oui ! c'est Christophe Colomb !

Voici comment elle capte Nostradamus, dont on a placé les centuries sous enveloppe scellée :

"J'ai une impression de puissance incomparable, un personnage doté d'une puissance psychique extraordinaire. Je vois des étoiles autour de lui.

C'est vieux, au moins 400 ou 500 ans sont passés. Il tient dans la main une boule qui paraît représenter le monde ou les étoiles.

C'est un visionnaire, très inspiré, très poète. Un sage. Il écrit avec une plume d'oie.

Je suis emportée par sa force, sa puissance, je me sens une petite chose prise dans une spirale.

On dirait qu'il réécrit plusieurs fois des choses en les changeant, en les transformant.

C'est un extraordinaire mathématicien, il fait des calculs fabuleux. C'est en même temps un grand initié, très religieux, très mystique. L'Eglise, à un moment donné, est tout à fait opposée à lui. Il traverse les temps et même les siècles, comme une espèce de prophète. Je sais ! C'est Nostradamus.

Bien d'autres "enquêtes" sont soumises à Yaguel Didier : la vie et la mort de Mozart, de Marilyn Monroe, l'énigme de Mayerling, qui était Dracula, et elle les fait revivre de manière saisissante, amenant des éléments nouveaux, éclairant de façon extraordinaire leur destin méconnu ou manipulé par les témoins de leur époque.

Eliane CHRAPATY

MAGAZINE SOMMAIRE

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