Les haras
Un haras est un domaine où l'on élève des chevaux. Chacun est libre de posséder quelques juments et de faire de la reproduction, mais, pour que les produits aient de la valeur, il faut qu'ils répondent à des normes très précises et qu'ils soient inscrits sur le registre officiel de la race, le stud-book.
On s'est rendu compte, depuis longtemps, que les chevaux destinés à des travaux déterminés devaient posséder des qualités particulières et constantes. Ce fut probablement les militaires qui en prirent conscience les premiers. Jusqu'au XVII è siècle, l'élevage était anarchique, et l'armée éprouvait de grandes difficultés à se procurer les animaux dont elle avait besoin : chevaux de trait lents et robustes pour tirer les chariots et les pièces d'artillerie, chevaux de selle, nerveux et rapides pour le déplacement des hussards.
C'est la raison pour laquelle Colbert, en 1665, créa les haras nationaux. Plus tard, la Révolution française y vit une entrave à la liberté et supprima le contrôle de l'Etat sur les élevages. La qualité baissa rapidement, et Napoléon, grand consommateur de soldats et de chevaux, rétablit les haras nationaux en 1806.
Nouvelle crise en 1860, nouvelle suppression, et on sait que les chevaux de qualité firent cruellement défaut pendant le guerre de 1870. Le rétablissement des haras nationaux fut définitif vers 1875.
La direction des haras est maintenant rattachée au ministère de l'Agriculture. Ses activités englobent toute la promotion du sport hippique et la production de chevaux de grande qualité.
Les sociétés de courses, qui, légalement, ne doivent pas faire de bénéfices, sont placées, depuis 1891, sous la tutelle administrative et financière de la direction des haras.
Grâce aux prélèvements effectués sur les recettes du Pari mutuel (P.M.U.), la direction peut promouvoir le sport équestre en général. Bien que cette activité ne dépende pas directement d'elle, puisqu'elle est placée, sous l'autorité du secrétariat d'Etat à la Jeunesse et au Sports, la direction des haras organise elle-même des épreuves et dispose d'un budget qui lui permet d'en subventionner d'autres.