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HISTOIRE DE LA VILLE |
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Bâtie en plein midi et abritée des vents par les
derniers contreforts de la chaîne des Maures, Sainte-Maxime, par sa situation
exceptionnelle, a toujours été un lieu de séjour idéal. Les Phocéens y installèrent un comptoir "Calidianisi", qui recevait le vin, l'huile, les olives, ainsi que divers minerais. Avec la décadence romaine, la prospérité de "Calidianisi" se maintient dans son rayon régional. Au VII è siècle, le Golfe de Saint-Tropez (Sinus Sambracitanus) fut occupé par les Sarrazins. Ceux-ci s'installèrent surtout à Freixinet (La Garde-Freinet). |
Vaincus par Guillaume de Provence, ils quittèrent le pays en 972. Pour se soustraire aux invasions, les habitants des villages s'étaient retranchés aux sommets des collines (Gassin - Ramatuelle - Cogolin - Grimaud et aussi le Vieux Revest). Aux écumeurs de mer, succédèrent des bandes organisées, qui pillèrent la contrée durant plusieurs siècles. Seul vestige de cette époque, La Tour Seigneuriale (aujourd'hui Tour Carrée) qui fut érigée par les moines de Lérins et qui était destinée aux auditions de justice et dans laquelle furent installés les canons dont le feu se croisait avec ceux de la Tour du Portalet de Saint-Tropez, afin d'assurer la protection des eaux du Golfe.
La paix une fois revenue, des villages de
pêcheurs vinrent s'établir en bordure de mer. C'est, sans doute à ce moment là, vers
l'an 1000, que Sainte-Maxime fut fondée. La dénomination de Sainte-Maxime semble venir
des îles de Lérins; en effet, là-bas, depuis ces îles situées face à Cannes, les
Moines, pratiquaient l'évangélisation des communes du littoral; ceux-ci
donnèrent à notre village en cours de construction (ex-Calidianisi) le nom d'un
des saints de leur ordre. Maxime, qui selon la légende, serait la fille du Comte de
Grasse, Seigneur d'Antibes. Ayant prononcé ses vux au Monastère de Saint-Cassien,
la religieuse de cet ordre devint très vite un modèle pour sa communauté. C'est sans
doute pour cette raison qu'elle fut choisie pour diriger le Monastère de Callian, dans
lequel elle finit ses jours. La fête votive de Sainte-Maxime est célébrée le 15 Mai, jour anniversaire de sa mort. C'est seulement au XVIII è siècle que le petit port de Sainte-Maxime retrouve son
activité commerciale; une flotte de voiliers transport à cette époque vers Marseille et
l'Italie, le bois, le liège, l'huile et le vin.
Dès la fin du XIX è siècle, la croissance de la ville se poursuivit en attirant par la
douceur de son climat et la beauté de son site, peintres, poètes et écrivains.
Le Sainte-Maxime actuel, pourvu d'une magnifique promenade, de plages importantes au centre et aux sorties de la ville, d'un plan d'eau incomparable pour tous les sports nautiques, bénéficie d'une animation exceptionnelle et fait preuve d'un grand dynamisme; les vacanciers les plus exigeants seront satisfaits.
Histoire: Les inondations de 1932